Constantine

ConstantineJohn Constantine est un extralucide anticonformiste de retour des Enfers. Il va aider Katelin Dodson, une jeune policière dont la sœur jumelle s’est mystérieusement suicidée. Cette enquête le plongera dans les bas-fonds de Los Angeles, une ville où le terrain est partagé entre deux univers : celui des anges et celui des démons.

Cette année encore, vous allez détester Akiva Goldsman ! Après son équarrissage en règle du pétard mouillé « I-Robot » (Alex Proyas), voici venir celui du premier gros « Déchetbuster » de l’année à savoir l’adaptation du DC Comics « Hellblazer ».

En regardant les photos sur papier glacé, on se demande encore comment le film a pu être aussi raté. Pourtant il est bien inutile d’attendre une quelconque Director’s Cut tant le film part à vau-l’eau. « Constantine » restera dans les mémoires pour des raisons qu’on aurait préférées oublier. Par où on commence ?

Aux commandes du « machin », on trouve le clippeur Francis Lawrence, responsable du pire comme du meilleur. Après avoir réalisé des centaines de clips pour Britney Spears, Garbage, Shakira ou encore Justin Timberlake, les pontes de la Warner décident de lui confier l’adaptation du Comics « Hellblazer », projet longtemps mené de concert par Nicolas Cage et Tarsem Singh (réalisateur de pubs et accessoirement de longs avec le navet « The Cell »). Mais des différents artistiques entre les deux hommes plongent le projet en plein Development Hell. Finalement la productrice Lauren Shuler-Donner choisit Lawrence pour son style graphique proche de celui de l’univers du Comics. Ainsi « Constantine » offre bien quelques rares moments de prouesse visuelle, comme la scène d’ouverture ou celle du premier exorcisme, mais bien souvent Lawrence abuse trop de ses tics clipesques.

Alors certes les décors sont vraiment stylisés, quoiqu’un peu répétitifs. Les effets spéciaux sont d’une grande efficacité et pour une fois le héros s’apparente plutôt à un anti-héros. Mais cela ne fait pas pour autant un bon film. Dans le rôle de John Constantine, Keanu Reeves dont c’est le premier film de science-fiction depuis Matrix. À l’origine blond et anglais, le Constantine joué par Keanu adopte cheveux noirs et chewing-gum américain. Cloppe au coin de la bouche et dégaine nonchalante achèvent le portrait de cet être hors du commun. Pas grand chose à reprocher à l’interprétation de Keanu Reeves qui pour parfaire son rôle abuse parfois d’un certain laisser-aller, peut-être dans la veine du Comics. Le problème vient plutôt, d’une part de Rachel Weisz totalement transparente et de Shia LaBeouf, le comique de service avec ses blagues ridicules. Kevin Brodbin (« Mindhunter » de Renny Harlin) est à l’origine du scénario qui a ensuite été « remanié » (comprendre totalement réécrit) par Akiva Goldsman qui s’est inspiré de son travail sur « I-Robot » afin d’alléger la noirceur du propos. Il invente le rôle du bouffon de service et use de gros clins d’œil débiles débités par un Keanu Reeves qui semble complètement à contre-emploi dans cet aspect comique. En résulte des gags d’une lourdeur éléphantesque qui plombent définitivement le film. Certains « gags » en regard caméra semblent de plus complètement déplacés et mal utilisés.

Pourtant le projet avait de quoi faire envie tant le Comics « Hellblazer » (imaginé par le scénariste Garth Ennis) sort des sentiers battus. Constantine est un chasseur de démons, en fait un anti-héros cynique et blasé dans un monde où se confrontent forces du mal et forces du bien. Mais cynisme ne rime pas avec humour « beauf » comme le film nous le fait trop souvent sentir. D’ailleurs on ne prend guère de plaisir à visionner le film. C’est long, chiant et sans grand rebondissement. La fin complètement ridicule achève notre rancœur. Il ne semble y avoir aucun vrai enjeu et les scènes d’actions ne nous sortent pas non plus d’une torpeur persistante. Pour couronner le tout, certains détails demeurent incompréhensibles et relèvent du domaine de l’abscons. Mort, retour à la vie, suicide, possession, le tout entremêlé avec guère de talent. On ne s’intéresse pas une seule seconde à ce que fait John Constantine. Le propos peut ainsi souvent se résumer à une bataille entre le bien et le mal. Un peu trop facile quand même.

Francis Lawrence disait à propos du film : « Nous voulions traiter Constantine un peu comme L’échelle de Jacob (…) », non seulement le pari est raté mais en plus au jeu de la comparaison « Constantine » n’en est que plus consternant. Un film lisse d’ailleurs classé PG-13 aux USA. Maëlstrom d’idées mal exploitées et grand n’importe quoi scénaristique résument le spectacle qui s’offre à nos petits yeux fatigués. Espérons que les prochaines adaptations de Comics ne soient pas du même tonneau, « Elektra » (spin-off du pitoyable « Daredevil ») et « Les 4 Fantastiques » attendus respectivement pour le 9 mars et le 6 juillet prochain en France. D’ici là moi je vais plutôt revoir « Spiderman 2 » et « Hellboy »…

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Confession d’un drageur

Confession d'un drageurPremier film d’Alain Soral, celui ci adapte son livre « Sociologie du dragueur » au grand écran et donne à Thomas Dutronc (le fils de son père) son premier rôle. Accusé d’être racoleur et mysogine, le film subit les mêmes critiques que l’ouvrage, et sans doute à raison. Car en se plaçant délibéremment du côté du dragueur professionnel, il est difficile d’avoir un avis fleur bleue sur la gente feminine.
Alain Soral nous fait donc suivre les periples de Paul débarquant de sa province pour étudier, et dont la rencontre avec Fabio, le dragueur, va changer sa façon de voir les filles.
Ce tour de Paris de la drague nous permet de découvrir, lieu par lieu les différentes proies des deux compères. A travers cette visite touristique, Soral finit par trouver certaines limites… la linéarité du scénario fait que le film, se transforme assez vite en une série de sketch où la construction est inexistante. L’évolution minimale des personnages (seul Paul prend un peu plus confiance en lui) y joue aussi pour beaucoup.

On peut trouver beaucoup de défauts à ce film, notamment dans son ton définitivement provocateur. Bien que cabotinnant, Taghmahoui (avec un look assez bizarre) interprète souvent
bien les textes, notamment dans toute la partie d’apprentissage. La tchatche naturelle de l’acteur y font pour beaucoup et son débit et son assurance en font un pédagogue assez original.
Certains dialogues sont donc certes choquants mais relativement réalistes placé dans le contexte de l’époque actuelle et des personnages. Dutronc est certes moins experimenté, mais n’apporte pas grand chose à son rôle. Très hésitant dans sa diction (notamment la voix off, inécoutable) il a beaucoup de mal à prendre de l’épaisseur au fur et à mesure du récit.

Le principal problème de ces confessions, reste qu’elles sont extrêmement clichés, et définitivement déjà vues. Les techniques de dragues sont vieilles comme le monde et l’approche reste habituelle.
L’intérêt du film réside donc dans la poursuite des deux dragueurs et leurs rapports, mais ce dernier aspect est relativement peu traité, alors qu’il aurait du être la pièce centrale. De plus, la réalisation approximative et répétitive englue encore plus un film qui se cherche une legèreté difficilement.

Sans être un ratage, Soral a du mal à passer derrière la caméra et nous gratifie d’un film assez inconstant alternant quelques bons mots et pas mal de lourdeurs.
Un film loin d’être révolutionnaire qui pourra choquer comme amuser… j’ai pris le parti d’en rire, gardant mes foudres pour des films plus dangereux.

Collision

Collision« Crash » est LA bonne surprise de la rentrée et accessoirement le film qui a reçu le grand prix du festival de Deauville. Ce premier film de Paul Haggis est une petite réussite que l’on aurait tort de bouder. « Crash » se présente de prime abord comme un simple exercice de style rappelant un peu le sympathique « 11 :14 ». À savoir un métrage qui présente le destin croisé de plusieurs individus.

Sauf que là où « 11 :14 » restait un pur exercice de style, « Crash » est aussi un plaidoyer pour le respect au sein d’une Amérique multiethnique où règne la violence. Paul Haggis, le réalisateur, est aussi le scénariste de « Million Dollar Baby ». Et sa première réalisation lorgne du côté de la critique sociale. Le réalisateur nous présente un Los Angeles post-11 septembre où la peur envahit tous les quartiers. D’un pavillon chic à une banlieue tentaculaire, « Crash » dépeint la vie quotidienne de quelques individus confrontés au racisme, à la peur et à la violence. Pas d’acteurs principaux ici puisque le réalisateur a choisit de donner une égale importance à chacun de ses personnages. Les séquences chocs s’enchaînement avec une très grande fluidité et le film prend bien soin d’éviter tout jugement de valeur.

Chacun des personnages se retrouvent confronté à une situation inattendue et leurs réactions sont aussi imprévisibles qu’humaines. Le film devient touchant sans jamais verser dans l’excès lacrymal. Une retenue qui contraste forcément avec la réalisation musclée de Paul Haggis. Le réalisateur colle au plus près de ses protagonistes et montre un quotidien dure et réaliste où les rapports de force peuvent s’inverser d’une seconde à l’autre. D’une interpellation musclée à un accident, les protagonistes changent de visage. Et les acteurs plus ou moins connus, en tête Don Cheadle ou Sandra Bullock, n’apparaissent souvent qu’au détour quelques scènes. Et pourtant même dans ces rôles à contre emploi, ils sont toujours justes et touchants de sincérité.

Paul Haggis prend beaucoup de risque dans « Crash ». D’abord le risque de perdre le spectateur en concevant un film choral sans héros, ni but, ni finalité. Et pourtant le film fonctionne à merveille. Il manque juste peut-être un petit quelques chose. Un goût d’inachevé flotte après l’apparition du mot « End ». Mais « Crash » est surtout un film brut, sec et vraiment original. Jamais prétentieux, ni didactique. Il frappe fort et nous projette constamment sur le devant de la scène. On subit de plein fouet les injures et les larmes et on ressort interloqué devant un film qu’on aimerait déjà revoir. La marque es grands, sans aucun doute.

Collateral

CollateralMax, un taxi de nuit plutôt tranquille se retrouve, malgré lui, le chauffeur d’un curieux gangster, Vincent, chargé d’éliminer une liste de personnes.

Changement de cap pour Michael Mann, après une superbe biographie sportive (‘Ali’), il revient au thriller musclé, efficace et carré.
Partant d’un concept-film assez simple (un taxi, un tueur, une liste d’assassin), Mann nous propose avec ce ‘Collateral’ un long métrage surprenant, bien monté et surtout magistralement filmé.

Partageant le rôle principal, Tom Cruise prend un peu de recul pour entrevoir Jamie Foxx, acteur montant, qui avait déjà travaillé avec Mann sur ‘Ali’ (il interprétait Bundini). C’est sur ce duo et sur ses échanges que va fonctionner le film et lui donner tout son charme. Cruise sorte de Terminator en costume au passé opaque offre l’opportunité à Max/Foxx de développer son personnage et de partager avec le spectateur son point de vue.

Le scénario, inventif et surprenant, mêlé à une mise en scène sublime (n’oublions pas qu’on a à faire au réalisateur de ‘Heat’) nous offre un suspense haletant et une mise en situation immédiate. Un scénario suffisamment fin pour laisser également la place à quelques personnages secondaires, notamment Mark Ruffalo, méconnaissable et très convaincant en flic volontaire.

Sans perte de rythme et accompagné par une bande son meticuleuse, cette course contre la montre en quasi temps-réel nous laisse à bout de souffle. Brutal, inventif et extrêmement bien mené, ce ‘Collateral’ prouve dans ce condensé de talent, que le thriller a de beaux jours devant lui quand il est entre de telles mains.

Coffee and cigarettes

Coffee and cigarettesAutour d’un café et de cigarettes, de nombreux acteurs se parlent de tout et de rien.

C’est du travail de longue haleine que nous propose Jarmusch dans ce ‘Coffee and Cigarettes’.
Issu à la base d’un court métrage daté de 1986, le réalisateur de ‘Ghost Dog’ et ‘Dead Man’ ajoute années après années des scènes à cet assemblage de court-metrages ayant pour traits communs la cigarette, le café et le noir et blanc.

C’est donc dans une atmosphère assez détendue que l’on découvre les invités du réalisateur, jouant malicieusement avec la caméra dans des scènes plus ou moins improvisées.
Le superbe casting (Begnigni, Blanchett, Molina, Coogan, Murray, Iggy Pop, Isaac de Bankolay, etc.) se la joue plutôt cool et nous propose des discussions sur de nombreux sujets, avec tout de même une certaine insistance sur la famille et la parentée.
Evidemment, la réalisation très libre de Jarmusch donne une véritable classe à cet enchaînement de scènes. On se surprend à rire ou à sourire de ces personnages toujours un peu en marge et aux gueules si marquantes. Certains instants semblent même détenir une magie imperceptible mais bien présente.

Jarmusch n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il avait déjà travaillé sur un travail de la même mouvance lors de son très intéressant ‘Night on Earth’. On pouvait y voir se succéder des discussions nocturnes dans des taxis, aux quatre coins du globe.
On retrouve donc dans ce ‘coffee and cigarettes’ cette liberté de ton et cette sincerité chez les acteurs. Le reste n’est que classe et volupté dans un film qui semble maîtrisé tout autant qu’il est improvisé.

La conversion des cassettes HI8 : enfin expliquée !

Il est temps de donner une nouvelle vie à vos anciennes cassettes HI8 sur DVD. Pour ce faire, Keepmovie capture vos vidéos en utilisant le logiciel AVS Video Recorder et puis les convertir et graver sur DVD. Chez Keepmovie, voici comment on procède.
Au-début, on doit d’abord connecter le magnétoscope HI8 sur le port S-Vidéo de la carte d’acquisition vidéo en utilisant le câble RCA sur les ports de couleur blanche et rouge. Après que vous utiliserez le câble USB pour connecter le câble graphique externe au port USB de l’ordinateur en utilisant un dispositif de capture vidéo.

N’oublie jamais : on doit brancher seulement les périphériques quand ils sont éteints.
Au-début, vous avez à installer le logiciel AVS Vidéo Recorder, par défaut le format vidéo de sortie est le format conseillé (MPEG-2). Dans votre ordinateur, vous devrez choisir de votre répertoire de stockage où les fichiers vidéo capturés seront stockés. Ensuite, vous avez à définir l’entrée du dispositif vidéo en sélectionnant l’option Vidéo Composite. Pour l’acquisition de vidéo on lance la capture d’AVS vidéo recoder. Dès la fin de la capture, il faut cliquer sur Convertir qui se trouve dans la fenêtre de prévisualisation. À ce moment, AVS Video Converter sera lancé et les fichiers vidéo s’ouvrent comme des fichiers d’entrée. En ce moment, Keepmovie peut convertir et graver les vidéos sur DVD. Tous ces processus sont faits sur des appareils sophistiqués et de derniers cris.

Le but de la numérisation est de conserver toutes les contenues de vos anciennes cassettes dans un matériel de stockage fiable, facile à manipuler et qui ne s’altère jamais dans le temps et même devant les intempéries.

Coeurs perdus en Atlantide

Coeurs perdus en AtlantideDe retour dans sa ville natale pour l’enterrement d’un de ses amis d’enfance, Bobby Garfield se remémore son enfance et sa rencontre avec Ted Brautigan. Ce vieil homme entouré de mystère va jouer un rôle important dans sa vie.

Adapté du roman de Stephen King, ‘Coeurs perdus en Atlandide’, Scott Hicks (réalisateur de Shine) signe ici un film fin teinté de mélancolie et de sagesse.
Autour d’Anthony Hopkins qui, à lui seul, vaut de voir le film, se voit développer un monde typiquement 60’s. On retrouve pas mal de personnages possédant un caractère assez typique de cette époque (la mère, son patron…) telle qu’elle est retransmise à travers le cinéma hollywoodien.

Le film entier tourne autour de Hopkins et de l’enfant, et malgré une action loin d’être trépidente, on ne s’ennuie à aucun moment. Bien au contraire, l’histoire plutôt mince laisse la place à cette relation, et permet au non-dits de prendre de l’ampleur.
L’émotion est bien là, et touche au bon moment, sans trop en faire. Les rapports sont simples, mais forts et souvent implicites.

La réalisation sans artifice donne toute la place aux acteurs. Au risque de me répéter, Hopkins est réellement impressionnant. Sa voix est envoutante (il raconte une histoire qui nous fait revenir à l’age du gamin pour l’écouter les grands yeux ouverts) et son charisme naturel illumine l’écran, sans jamais trop en faire.
Du coup, on assiste à un beau morceau de cinéma qui s’installe tranquillement et lentement. La sympathie envers les personnages devient de plus en plus forte à mesure que le film déploie ses personnage. Et malgré quelques caractères un peu trop marqués (on pense à la mère, même si cela reste on ne peut plus réaliste), l’univers déployé correspond à une bulle nostalgique mais extrèmement agréable.

‘Coeurs perdus en Atlantide’ laisse le temps aux acteurs de s’exprimer et du même coup de nous émouvoir. Une très bonne surprise.