Confession d’un drageur

Confession d'un drageurPremier film d’Alain Soral, celui ci adapte son livre « Sociologie du dragueur » au grand écran et donne à Thomas Dutronc (le fils de son père) son premier rôle. Accusé d’être racoleur et mysogine, le film subit les mêmes critiques que l’ouvrage, et sans doute à raison. Car en se plaçant délibéremment du côté du dragueur professionnel, il est difficile d’avoir un avis fleur bleue sur la gente feminine.
Alain Soral nous fait donc suivre les periples de Paul débarquant de sa province pour étudier, et dont la rencontre avec Fabio, le dragueur, va changer sa façon de voir les filles.
Ce tour de Paris de la drague nous permet de découvrir, lieu par lieu les différentes proies des deux compères. A travers cette visite touristique, Soral finit par trouver certaines limites… la linéarité du scénario fait que le film, se transforme assez vite en une série de sketch où la construction est inexistante. L’évolution minimale des personnages (seul Paul prend un peu plus confiance en lui) y joue aussi pour beaucoup.

On peut trouver beaucoup de défauts à ce film, notamment dans son ton définitivement provocateur. Bien que cabotinnant, Taghmahoui (avec un look assez bizarre) interprète souvent
bien les textes, notamment dans toute la partie d’apprentissage. La tchatche naturelle de l’acteur y font pour beaucoup et son débit et son assurance en font un pédagogue assez original.
Certains dialogues sont donc certes choquants mais relativement réalistes placé dans le contexte de l’époque actuelle et des personnages. Dutronc est certes moins experimenté, mais n’apporte pas grand chose à son rôle. Très hésitant dans sa diction (notamment la voix off, inécoutable) il a beaucoup de mal à prendre de l’épaisseur au fur et à mesure du récit.

Le principal problème de ces confessions, reste qu’elles sont extrêmement clichés, et définitivement déjà vues. Les techniques de dragues sont vieilles comme le monde et l’approche reste habituelle.
L’intérêt du film réside donc dans la poursuite des deux dragueurs et leurs rapports, mais ce dernier aspect est relativement peu traité, alors qu’il aurait du être la pièce centrale. De plus, la réalisation approximative et répétitive englue encore plus un film qui se cherche une legèreté difficilement.

Sans être un ratage, Soral a du mal à passer derrière la caméra et nous gratifie d’un film assez inconstant alternant quelques bons mots et pas mal de lourdeurs.
Un film loin d’être révolutionnaire qui pourra choquer comme amuser… j’ai pris le parti d’en rire, gardant mes foudres pour des films plus dangereux.

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